Depuis le 1er janvier 2024, la loi AGEC change la donne. Tous les professionnels, de la cantine scolaire au restaurant gastronomique, doivent trier et valoriser leurs biodéchets. Une contrainte ? Plutôt une opportunité, à condition de choisir la bonne solution. Deux grandes approches s’affrontent : les sécheurs de déchets (ou déshydrateurs), et les composteurs électromécaniques comme Compostu.
Au premier regard, elles semblent proches : même objectif, volume réduit, gestion locale. Mais quand on creuse — consommation, résultat obtenu, coût, impact — la différence saute aux yeux. Et c’est ce que nous vous proposons de découvrir ici.
Pour les fainéants, voici un tableau comparatif de ce que l’article explique :
| Critère | Compostu 🌿 | Sécheur ♨️ |
|---|---|---|
| Résultat obtenu | Compost vivant valorisable localement | Séchat non valorisable directement |
| Temps de traitement | 8 semaines (1er cycle), puis 2 semaines | 8 à 24 heures |
| Conso énergétique | ~67–80 kWh/tonne | 150–200 kWh/tonne |
| Émissions CO₂ | < 2 kg CO₂/tonne | Jusqu’à 8 kg CO₂/tonne |
| Investissement initial | 8 000 € (aides possibles) | 8 000 à 12 000 € |
| Coûts d’usage | 15 €/mois + 300 €/an | 40–60 €/mois + transport |
| ROI | Dès 14 mois | Peu ou pas |
| Traçabilité / AGEC | Totale : dashboard, alertes, données | Partielle / absente |
| Usage quotidien | Silencieux, compact, simple | Bruyant, odeurs, chaleur |
| Image & RSE | Compost local, reporting ESG | Peu visible, peu exploité |
Un biodéchet n’est pas une fin, c’est un début. Mais encore faut-il savoir ce qu’on en fait.
Avec Compostu, les restes de légumes, épluchures et autres résidus sont transformés en compost vivant, normé et valorisable. Le cycle prend environ 8 semaines pour le premier, puis avec une utilisation quotidienne, vous obtenez un amendement fertile toutes les 2 semaines. Rien à jeter, tout à nourrir 🌿
Avec un sécheur, le processus est très différent. En quelques heures, la machine retire l’eau du déchet pour obtenir une matière sèche, le fameux “séchat”. Moins volumineux, certes, mais non valorisable directement. Il faut ensuite le stocker, le transporter, parfois même le faire incinérer. Bref : vous avez gagné en place, mais pas (encore) en impact.
La gestion des biodéchets, ce n’est pas qu’une affaire de volume. C’est aussi un enjeu énergétique.
Compostu consomme ~60 kWh/mois, soit environ 67 à 80 kWh/tonne de biodéchets traitée. C’est très peu, surtout dans le contexte d’un mix électrique français décarboné. Résultat : moins de 2 kg de CO₂ par tonne.
À l’inverse, les sécheurs nécessitent 150 à 200 kWh/tonne, soit 2 à 3 fois plus. Et quand on parle de transition écologique, ces chiffres comptent.
Le choix d’un équipement, ce n’est pas qu’une affaire de technique. C’est aussi une décision financière.
Compostu demande un investissement initial de 8 000 €, mais rapidement rentabilisé. Dès 4 tonnes/an, le ROI est inférieur à 2 ans. Comment ? Grâce à la suppression des coûts de collecte (jusqu’à 730 €/t), à la valorisation locale et à la réduction du gaspillage.
Les sécheurs, eux, ont un coût similaire à l’achat, mais leur fonctionnement est plus énergivore. Et le séchat ne rapporte rien. Résultat : coût d’exploitation plus élevé, retour sur investissement plus flou.
Conformité, image, reporting… Le choix de votre solution a un impact réel sur votre communication et vos obligations.
Compostu intègre tout ça dès la conception : pesée connectée, tableau de bord ESG, alertes anti-gaspillage, traçabilité automatisée. Une solution AGEC ready, pensée pour les pros.
Le sécheur, lui, reste une solution technique, sans pilotage ni reporting intégré. Une différence majeure quand il s’agit de convaincre un élu, un DAF ou un label Écotable.
Un composteur, un sécheur : deux machines. Mais deux expériences très différentes.
Compostu, c’est silencieux (<60 dB), compact (1 m²), sans odeur, sans nuisible. Il fonctionne en continu, et demande très peu d’intervention.
Le sécheur, lui, dégage chaleur et bruit, et peut générer des odeurs. Il demande plus de surveillance, notamment sur l’humidité et la température. Une charge mentale de plus pour les équipes en cuisine.
Compostu n’est pas qu’une machine. C’est un levier.
Avec son dashboard, ses données sur les déchets évités, ses alertes en cas de surproduction, il devient un outil de pilotage. Il aide à ajuster les achats, à réduire le gaspillage, à mieux communiquer.
Un sécheur, aussi technique soit-il, reste isolé. Il ne produit aucune donnée utile, n’optimise rien. Et à l’ère du smart ESG, c’est une vraie limite.
Au final, Compostu transforme. Il valorise, réduit, rapporte, connecte, conforme.
Face à lui, les sécheurs ont leur place, mais ne vont pas aussi loin. Ils réduisent le volume, mais n’entrent pas dans une logique circulaire.